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 Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes 
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Petite Section
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Message Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes
Grève des apprentissages ou sur le tas (avec occupation) : nouvelles formes de grève

La grève qui consiste à ne pas venir travailler a été rendue inefficace par les mesures de Sarkosy.
Certains profs dans une école font grève une journée, leurs collègues assurant leur propre classe ou non. La mairie met en place ou non une sorte de garderie. Les parents sont pour certains ennuyés par cela. L'état économise un peu d'argent en ne payant pas les grévistes. Au final , tout le monde s'en fiche. Si le mouvement a une grande ampleur, l'argument « ce n'est pas la rue qui fait la loi » ou « les enseignants font du corporatisme » suffira pour balayer les demandes.
De plus aujourd'hui, beaucoup d'enseignants ne sont plus prêts à perdre des journées de salaire pour améliorer les conditions de travail des élèves. D'ailleurs, certains profs n'ont pas d'enfants. Pourquoi devraient-ils se battre pour les enfants des autres ?
Il convient donc de trouver une nouvelle forme d'action qui peut peser sur les débats.
La première forme d'action à mettre en place, c'est évidemment le dialogue, l'argumentation, la démonstration, l'information. Attention toutefois à respecter le devoir de réserve ! (Ce devoir empêche un prof de militer dans une école.)
Mais il y a urgence. Trop d'enfants ont un mal être à l'école, parfois même des carences affectives, des souffrances. Il peut y avoir de la violence même dûe au grand nombre d'élèves dans certaines classes. Tapez « mon enfant ne veut plus aller à l'école » sur google et lisez les récits de mères inquiètes
http://forum.doctissimo.fr/famille/foru ... t_28_1.htm
Les enfants ne sont pas fous : ils sentent ce qui n'est pas « normal », bon pour eux... peut-être certains d'entre eux ont l'impression d'entrer dans une machine à broyer les individualités... ils sont noyés dans la masse... plus on augmente le nombre d'enfants par classe, plus on demande aux professeurs de former les enfants pour qu'ils rentrent dans un certain moule, plus la pression est forte sur ceux qui ont du mal à rentrer dans la case qui devient de plus en plus étroite...
En plus d'une communication forte, il convient de trouver donc de nouveaux moyens de pression.
Il ne faut pas être naïf, certains intérêts particuliers sont contre des mesures qui amélioreraient les conditions de travail dans les écoles :
- toucher à l'école c'est toucher au système éducatif tout entier et c'est remettre en cause un système établi depuis longtemps. La tradition a toujours des défenseurs.
- les familles dites "favorisées" ont tout intérêt à ce que l'école soit de relativement mauvaise qualité
- l'industrie de l'aide pédagogique à domicile ou par internet ont le même intérêt (eux seuls peuvent se payer une aide pédagogique de qualité ou envoyer leurs enfants dans une école supérieure payante)
- l'école privée profite d'une école public faible : les parents inquiets font alors appel à ses services
- le gouvernement sait bien que toucher à certains dogmes peut amener une crise majeure de société
- une partie du personnel de l'éducation tirent leur épingle du jeu au détriment d'une autre partie du personnel éducatif (à niveau de recrutement équivalent, les salaires ne sont pas équivalents)
On voit bien que les forces pesant contre une véritable réforme de l'école sont très puissantes.

Une bonne communication alliée à une nouvelle forme de grève doit permettre d'aboutir à des améliorations radicales de l'école : maximum 20 élèves par classe, 1 adulte pour 6 élèves en maternelle...

Pour atteindre ces buts et faire bouger la société, il faudra mettre en oeuvre des actions chocs pour faire réagir : la fin doit justifier les moyens.
Quelle fin poursuivre ? le plaisir des individus à aller à l'école : les enfants et les adultes doivent avoir plaisir à aller travailler ensemble à l'école. L'enfant n'est pas roi et son plaisir, son intérêt ne doit pas être prioritaire par rapport à celui des adultes.
Il faut arrêter d'opposer les intérêts des enfants et ceux de leurs professeurs : il faut concilier les intérêts des uns et des autres. Un professeur malheureux ne pourra pas bien rendre ses élèves heureux en classe et vice versa.
Bien entendu le plaisir ne doit pas être la seule fin de l'école. Plaisir, épanouissement, savoirs vivre, savoirs faire et savoirs sont les finalités de l'école.

Deux types de grève peuvent influer :

1) grève « sur le tas », par occupation :
Il convient d'occuper les lieux de travail et d'empêcher l'accueil des enfants dans les écoles. Pourquoi les professeurs ne feraient pas ce que les ouvriers font ?
C'est un type de grève dur, avec encore une fois des pertes de salaires : ce doit donc être une grève courte.
Ce type de grève est à utiliser surtout pour améliorer les conditions de travail des enfants et uniquement dans cet objectif : des revendications salariales seraient mal vues par les parents.
Exemple : grève sur le tas pour toutes les classes où il y a plus de vingt élèves.
Comment peut-on décemment parler d'éducation de qualité lorsqu'on élève des enfants en les entassant la plupart du temps dans une pièce ? sans que l'adulte n'ait le temps de s'occuper de lui... Ce problème d'entassement peut aussi être un problème de sécurité... Où est le bien-être de l'enfant et de l'adulte qui est censé s'occuper de lui ? où est le plaisir d'être à l'école pour l'enfant, lorsque ça braille tout le temps, lorsqu'on est maltraité par ses pairs ? Où est le plaisir d'enseigner lorsqu'il faut punir souvent pour maintenir l'ordre nécessaire aux apprentissages ?
L'idéal biensûr serait de faire conjointement avec les parents : l'ensemble des parents et profs .
Les risques :
- une division des profs, pas tous d'accord avec cette grève sur le tas
- une division des parents, pas tous d'accord avec cette grève sur le tas
On voit que ce type de grève extrème est très dangereuse et nécessite l'adhésion de toute une école, parents et profs... Ce qui en France risque de rester une utopie.

2) grève des apprentissages :
L'enseignant est présent en classe, les élèves aussi. Il assure sa journée, il touche donc son salaire.
En revanche, il essaye de limiter au maximum les temps d'apprentissages les plus « scolaires ». C'est l'occasion d'occuper la journée par des activités souvent décriées par certains, négligées par manque de temps : l'accueil, la récréation durent plus longtemps... on fait des jeux de société, on regarde un film, des images, on les analyse, on écoute de la musique, on fait de la peinture, des dessins, on chante, on danse, du théatre, on fait des romans photos, des films d'animation, de la relaxation, des jeux mathématiques, des jeux de français... même si ces temps ou activités sont en réalité hautement éducatifs (savoirs être, savoirs faire et savoirs tout court), trop souvent ils sont négligées au profit de l'écriture, des maths, du travail purement scolaire...
Donc halte aux apprentissages purs et durs (écriture, dictée, math), place à la récréation, aux jeux...
Ne nous leurrons pas, ces journées seront aussi fatigantes pour le professeur. Elles pourront être bénéfiques pour l'enfant. Tout autant que les journées habituelles. Il faudra trouver un emploi du temps différent, le moyen d'occuper intelligemment la journée pour que l'oisiveté ne soit pas la mère de tous les vices...
C'est un type de grève moins dur que la grève sur le tas mais cette fois-ci sans perte de salaire : ce doit donc être une grève longue. L'effet pourra se faire sentir après plusieurs semaines, voire plusieurs mois. A long terme, cette grève peut avoir des effets importants même en maternelle.
Ce type de grève est à utiliser surtout pour améliorer les conditions de travail des enfants et des enseignants : ce pourrait être là l'occasion de revendications salariales, mais j'en doute.

Personnellement je crois que les revendications d'augmentations salariales devraient entrer en ligne de compte chaque fois que l'on demande un effort particulier des professeurs : travailler plus devant les élèves sans gagner plus n'est pas acceptable. Ce n'est pas du corporatisme : plus de travail doit entrainer plus de salaire, tous les travailleurs seront d'accord sur ce point il me semble.

Critiques :
1) Il me semble que pour peser sur les débats, il vaut mieux faire un effort sur le message porté dans les médias, auprès des parents, des différents partenaires.
Réponse :
La modération est en effet une grande vertue.
Sauf lorsqu'il y a urgence et qu'il y a mise en danger d'autrui.
Quelle est l'urgence ?
tapez dans google "mon enfant ne veut plus aller à l'école", lisez les récits racontés par certains parents et vous comprendrez...
il y a actuellement parfois maltraitance, assurément piètres conditions d'accueil dans certaines classes de plus de 20 élèves, maltraitance dûe au nombre trop important d'élèves, carence d'attention de la part du prof ou de l'atsem...
certains enfants souffrent, certains adultes souffrent...
Il y a urgence dans mon école et dans bien d'autres :
4 classes avec minimum 28 enfants par classe en maternelle (29 dans ma classe de moyens grands)
il faut réduire le nombre moyen d'élève par classe : 25 c'est beaucoup trop, cela conduit forcément à de nombreuses classes où il y a 30 élèves, c'est normale, 25 c'est une moyenne
il faut interdire les classes de plus de 20 élèves
ce qui était possible dans le passé ne l'est plus aujourd'hui : les élèves n'ont plus le même environnement
en maternelle un adulte devrait s'occuper de 6 enfants maximum
il est temps de faire évoluer l'école et la maternelle dans le bon sens : pour le plaisir de l'enfant et de l'adulte

Je suis tout à fait d'accord avec vous : il faut faire passer un message. Mais des actions "coups de poing" avec une bonne communication est plus efficace qu'un message seul.

2) Oui il faut agir, mais la grève pédagogique ou la limitation des temps d apprentissage sont des fautes professionnelles. Nous ne pouvons pas prétendre défendre les enfants, si nous les prenons en otages de cette façon...
Je pense que dans un débat comme celui ci il faut arrêter d'utiliser des mots détournés de leur sens : être pris en otage c'est tout à fait différent : allez le demander à des enfants pris en otage par un dépressif muni d'une arme, avec intervention du gign.
D'autre part c'est vrai qu'il faut vérifier si la grève pédagogique ou la limitation des temps d apprentissage sont des fautes professionnelles dans le cadre d'une grève nationale évidemment. Ce ne peut-être une action individuelle.
Tout en sachant qu'il n'y a pas grève pédagogique puisque les enfants apprennent autre chose, ou autrement : en récréation on peut travailler les savoirs vivre, ou les jeux collectifs, ou les rondes... je me place biensûr dans mon cadre de maternelle. Lorsque l'on regarde un film, on peut faire des arrêts sur image pour analyser le comportement des personnages...
3) Je vais m exprimer plus clairement: je ne ferai pas de grève pédagogique, déjà parceque c est une faute, ensuite parce que si j apprenais que la mairesse de ma fille en faisait une, je serai grrrrrr!!!!
Encore une fois je répète qu'il n'est pas possible de faire une grève des apprentissages totale : c'est une grève des aprentissages qui ont la forme la plus "scolaire"... cette grève sera l'occasion de faire plus de poèmes, d'écrire des chansons, de tourner un film, de faire un roman photo, du théatre...

Je voudrai bien savoir sur quelle loi, quel décret vous vous appuyez pour dire qu'une grève de certaines formes d'apprentissages est une "faute" (bonjour la connotation religieuse au passage)

Et enfin bonjour la tolérance vis à vis du droit de grève !
Vous seriez donc énervé contre un prof si celui ci faisait grève pour obtenir que des enfants ne soient pas entassés à 30 en maternelle, au prix d'éventuelles souffrances, carences, mal être pour certains ?
4) Il faut entrer en dialogue avec les parents de nos élèves... Pas toujours aisé je le sais, mais ils sont pour beacoup prêts à entendre ce que nous avons à dire. Il ne faut pas se les mettre à dos!

Faut-il avoir peur de se mettre les parents à dos ?
C'est une bonne question... si vous avez peur à ce point là de froisser les parents, alors c'est sûr que pour vous la grève sous quel que forme que ce soit n'est pas une solution.

Encore une fois, si il n'y avait pas urgence, nous pourrions prendre notre temps pour expliquer aux parents qu'il faut moins d'enfants par classe pour bien enseigner.
Mais il y a urgence (voir plus haut).

De plus il ne faut pas être naïf, certains intérêts particuliers sont contre des mesures qui amélioreraient les conditions de travail dans les écoles.
Pour n'en citer que trois:
- les familles dites "favorisées" ont tout intérêt à ce que l'école soit de relativement mauvaise qualité
- l'industrie de l'aide pédagogique à domicile ou par internet
- l'école privée

5) la grève sur le tas : bof.
Mais je ne serait pas contre que les parents occupent les écoles, nous empêchent de travailler. Étant sur notre lieu de travail et pas grévistes, nous serions payé. Ça me semble assez difficile à lancer comme mouvement ...
la grève pédagogique : je ne le ferai pas. Je trouve que c'est vraiment trop au détriment des enfants ...


Mer 30 Janvier 2013, 11:08
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Message Re: Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes
je suis peut-être endormie, mais quel est l'intérêt de ce message?


Mer 30 Janvier 2013, 15:42
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Message Re: Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes
Je ne comprends pas qui parle à qui :|
Ça ressemble à un dialogue mais c'est un monologue :KO:

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13/05/09
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Sam 02 Février 2013, 01:37
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Message Re: Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes
Je comprends la position d'Oli54.
Mais tout est mélangé malheureusement.
Ça tire dans tous les sens.
En plus ce post est clairement un copier-coller d'un autre forum...
http://forums-enseignants-du-primaire.com/topic/291394-greve-des-apprentissages-sur-le-tas-nouvelles-formes-de-greve/
Pas bien malin.

Le problème c'est que certaines "propositions" sont carrément hors la loi ou posent de vraies questions de sécurité pour les enfants.
D'autres sont des affirmations sans connaissance de la réalité (par exemple il est vrai que l'état ne paye pas les grévistes mais il indemnise les mairies pour la mise en place de SMA à chaque grève !!)

La méconnaissance de points essentiels de droit au travail par certains enseignants pose questionnement...
Pour le moins...

A quand une vraie formation professionnalisante :frown: ???

Et en attendant la revendication c'est dans la rue.
Mieux vaut agir.
Le 12 février prochain.

_________________
Modifié le 11/03/2009
http://www.deezer.com/track/700302


Mer 06 Février 2013, 08:52
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Message Re: Grève des apprentissages ou sur le tas : nouvelles formes
Avec le post d'origine, c'est plus clair, enfin, dans le "qui parle à qui"...Mais je ne vois toujours pas qu'elle était la finalité du copier/coller...
BREF
En attendant allons user nos semelles le 12 février
on se croisera peut-être alors :wink:


Mer 06 Février 2013, 11:18
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